L’Ironie du Destin (L’ironie, Tome 2) – Mathias P. Sagan

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Jesse Delgrange est étudiant en droit. En collocation avec sa meilleure amie Emma, il recherche un emploi et trouve la perle rare en devenant nounou chez un couple de coiffeurs, Alan et Justin. Depuis qu’il s’est fait licencier de son précédent emploi pour avoir couché avec son patron hétéro, il s’est juré de ne plus retomber dans ce piège classique. Ainsi, quand il rencontre le nouveau voisin de ses patrons, il doit tout faire pour lutter contre cette attirance. Elliott Vital revient tout juste des États-Unis où il a laissé son ex-épouse avec son ex-meilleur ami filer le parfait amour. Désemparé, il ne sait plus très bien où il en est, ni dans quelle catégorie se ranger. Hétéro ou homo, les questions qu’il se pose à tout moment de la journée le perturbent grandement. Mais osera-t-il agir sur ses désirs et déclarer sa flamme au jeune homme d’à côté ? L’ironie de deux destins qui n’auraient pas dû se rencontrer…

L’avis de Nine :
Un deuxième tome plus léger, moins sombre, qui conclut en beauté cette duologie.
On retrouve Justin et Alan qui filent le parfait amour dans leur appartement de Saint-Germain-des-Prés avec Hugo, leur petit garçon. Il envisage d’officialiser leur amour et se marier, mais pour l’heure, ils doivent trouver au plus vite une solution de garde pour leur fils. En même temps qu’il embauche Jesse, en qualité de nounou, il loue leur appartement d’en face à Elliott, fraîchement divorcé et débarqué des États-Unis où il avait construit sa vie.

Cette suite nous présente donc l’histoire de Jesse, un jeune étudiant boute-en-train dont la caractéristique, assez drôle, est de parler sans filtre, de dire presque tout ce qu’il pense à voix haute. Et d’Eliott, un homme hétérosexuel, qui a une attirance irrésistible pour ce jeune homme et prend conscience de son orientation sexuelle.

Très rapidement, les quatre hommes sympathisent et se côtoient. Eliott, entouré de gays assumés et taquins, d’une gentillesse et d’un soutien inouï, ébranle quelque peu ses fondations. Au même rythme que grandi son attirance pour le jeune homme frais, gentil et attentionné, il se questionne sur va vie passée : ai-je manqué un signe avant-coureur sur mon attirance ? Est-ce que j’avais envie de faire l’amour à ma femme ? Aimait-elle ça ? Et puis est-ce que je vais aimer faire l’amour avec un homme ? Un tumulte d’interrogations qui le renvoie vers un forum spécialisé pour les gays. Les rencontres virtuelles vont l’aiguiller, l’aider à se poser les bonnes questions, franchir le pas…

Jesse n’a pas vraiment de relation suivie, il est abonné aux relations courtes, très courtes même et sans attaches. Il s’essaie à des pratiques et prend les choses comme elle vienne. Étant échaudé par une situation vécue, il s’interdit de ressentir des émotions ou d’éprouver un quelconque espoir pour Eliott. Concentré entre ses études et son rôle de nounou qu’il prend très au sérieux, il se glisse dans la vie de Justin et d’Alan et devient un véritable ami, tout en créant des liens assez fort avec Eliott aussi. Est-ce que le destin va les réunir ? Une relation est-elle envisagée ?

Une suite qui s’appuie sur un sujet très répandu dans ce type de romance, elle ne va pas révolutionner le genre, pourtant j’ai bien aimé le ton, le style et leur histoire m’a accroché. Même si, je trouve qu’Eliott conclut assez rapidement à son homosexualité et que sa famille prend relativement bien ce changement, ce qui m’a plu c’est sa curiosité, ce besoin de s’ouvrir aux autres, d’en discuter. D’essayer de comprendre les sensations et les émotions qui l’assaillent. Et puis cet éveil à l’amour, le bonheur qu’ils éprouvent mutuellement est beau à lire.

J’ai aussi aimé la relation inexistante au début puis qui se noue bien trop tard entre Jesse et son père. L’auteur nous la dévoile avec pudeur. Enfin, je trouve que Mathias P. Sagan a réussi à entremêler les deux histoires adroitement et l’on prend plaisir à retrouver le couple précédent et être spectateur de leur évolution.

Sûrement que des lecteurs vont trouver ce livre bourré de bons sentiments et je leur répondrais que le titre parle de lui-même. J’aime quand une histoire a un happy end et bien avec celle-ci je suis servie, et c’est Hugo qui le dit !

Éd. Auto-édité, janvier 2016.

Lien vers le #1 : L’ironie d’un sort 

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