Les Onze Mille Verges – Guillaume Apollinaire

Les onzes mille vergesApollinaire est avant tout considéré comme l’un des plus grands poètes du xxe siècle. À la fois exprérimentateur, inventif et précurseur, il se distingua dans la pratique du calligramme – des poèmes écrits en forme de dessin –, participa au cubisme et fut l’un des créateurs du surréalisme, dont il forgea le nom.
Son œuvre érotique, essentiellement un roman et des poèmes, est également passée à la postérité.
Dans un style truculent et empreint d’humour, entre Sade et Rabelais, Les Onze Mille Verges relate le périple sexuel du prince Mony Vibescu, à travers l’Europe, de son pays natal (la Roumanie) jusqu’en Chine. Tout part d’une phrase lancée à une jeune femme qu’il rencontre à Paris et qui sonne rapidement comme une malédiction : Si je vous tenais dans un lit, vingt fois de suite je vous prouverais ma passion. Que les onze mille vierges ou même les onze mille verges me châtient si je mens !

L’avis de Leelane:
« Ce roman pornographique de Guillaume Apollinaire raconte l’histoire du prince roumain Mony Vibescu, dans un périple qui le mène de Bucarest à Paris, puis dans l’Europe entière et finalement en Chine où il meurt flagellé, accomplissant ainsi sa destinée pour avoir failli à un serment : Si je vous tenais dans un lit, vingt fois de suite je vous prouverais ma passion. Que les onze mille verges me châtient si je mens ! »

Ce roman, datant de 1907, est revisité et publié par les éditions La Bourdonnaye. Un incontournable du genre, il nous présente un maître en la matière bien avant le succès des auteurs d’aujourd’hui. Je dirais même que les œuvres actuelles m’apparaissent dorénavant comme de pâles copies tant la plume d’Apollinaire est incisive, décadente et réelle. Le parcours atypique et unique du Prince Vibescu est ponctué de scènes de sexe crues parfois triviales où Apollinaire explore toutes les facettes de la sexualité. La réputation du Prince Vibescu est à la hauteur du personnage !

Bien que la scène finale soit le point culminant de cette épopée, cette lecture ne m’a pas transportée. Est-ce le vocabulaire qui m’a dérangée ? Les tournures de phrase ? En tout cas, l’écriture est irréprochable, alerte, pleine d’humour et m’a fait penser par certains aspects au Marquis de Sade. Cet ouvrage remis au goût du jour trouvera sans aucun doute un public auprès des amateurs de contes osés et décadents.

Éd. La Bourdonnaye, février 2016.

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