Interview Fleur Hana & Jacinthe Nitouche – Mars 2016

Bandeau ITW Fleur Hana & Jacinthe NitoucheInterview réalisée en mars 2016
Légende :

Jacinthe Nitouche / Fleur Hana

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Fleur vue par Jacinthe
Fleur ?
Connais pas.
Mais si, souviens-toi, c’est à elle que tu dois tout. Absolument tout.
Que je dois la plupart de mes migraines ? Oui, ça me revient.
Tu vois, c’était pas compliqué. Excusez-la, elle est un peu limitée, surtout le matin.
Et ça me fait mal de devoir le dire, mais effectivement sans Fleur, que je n’appelle jamais Fleur d’ailleurs, Bora-Bora’s Bitches n’aurait jamais vu le jour, ni mes autres projets. C’est une des premières personnes à avoir cru en moi et même si j’ai parfois envie de lui jeter de l’acide à la face, je lui en serai toujours reconnaissante…
Elle n’est rien sans moi, c’est ce que je disais.


Jacinthe vue par Fleur
Jacinthe, c’est une connasse, mais alors une grosse connasse.
Heu grosse, pas là non !
Par contre je valide totalement le connasse. (T’as pas pu t’empêcher d’aller à la ligne, hein…)
Toutes mes confuses, le grosse était en trop, en effet. Donc, Jacinthe, c’est Jaja, quoi. Si vous voulez vraiment savoir qui elle est, lisez donc Bora-Bora’s Bitches (oui, on se fait un petit placement pub tant qu’on y est).

Pouvez-vous nous raconter votre rencontre ?

Fleur a vu ma photo et elle tombée en admiration devant ma moustache et mes sourcils.
J’avais 10g d’alcool dans le sang, je l’ai vue, j’ai cru que je rencontrais Chewbacca, je lui ai déclamé mon admiration éternelle. Depuis, j’ai dessoulé, mais je n’ai jamais osé lui avouer cette méprise. Donc on vit dans une sorte de statu quo : elle fait semblant de m’apprécier et je fais semblant de la supporter.
Tu n’aimes pas mon mono sourcil ?
Ah si, même si parfois je me retrouve à loucher quand je te parle. Mais sans lui, tu ne serais que l’ombre de toi-même (et tu pèserais 3 kg de moins, aussi). Il te donne ce petit côté Emmanuel Chain qui m’a tout de suite plu chez toi.
Par contre si tu pouvais arrêter de le caresser dès qu’on se voit. Je ne suis pas très à l’aise, en fait. Mais c’est parce qu’on dirait un gros nounours…
Soyons sérieuses une minute…
Oui pardon, on s’égare. Alors, si je me souviens bien, Fleur m’a contactée par Facebook pour me féliciter de l’ovni Bora-Bora’s Bitches. Elle ne comprenait pas qu’il ne soit pas édité. On a réalisé après plusieurs échanges qu’on avait une sorte de connexion. Ça nous a fait même un peu flipper, au début. On retrouve d’ailleurs beaucoup de similitudes entre Feeling Good et Bora-Bora’s Bitches. Puis est venu le constat que les héroïnes du moment ne nous correspondaient pas du tout. La plupart du temps vierges, cruches au possible.
On a eu envie de faire évoluer les choses. EDB a vu le jour.
Parce qu’au final, les femmes ne sont pas aussi étroites et soumises qu’on veut bien nous le faire croire.
Les femmes ne sont pas toutes aussi vénales. (À part nous, mais on ne s’inspire pas de nos vies).
Les femmes ne sont pas toutes des bombes sexuelles… (À part nous, mais on ne s’inspire pas de nos vies).
Les clichés ont la vie dure dans la littérature actuelle et nous espérons, à notre faible niveau, pouvoir faire changer les choses.
Après, on n’aime pas tomber non plus dans l’autre extrême, mais il en faut pour tous les goûts. En bref, on est parties de ce constat et on s’est dit qu’au lieu de pester et râler et brûler des livres qui ne nous convenaient pas, on allait les publier. Ça nous donne les pleins pouvoirs et on adore avoir le pouvoir…

Comment est venue l’idée de collaborer ?

Je crois que c’était un jour où on avait encore bu, non ? Sinon je ne vois pas… Je ne m’explique pas certaines de mes erreurs passées, en revanche je mets un point d’honneur à les assumer.
Je confirme.

De quelle façon s’est passée l’écriture à 4 mains ? Comment cela fonctionne-t-il ?

C’était une première pour moi et j’ai adoré. Écrire à deux motive beaucoup plus que lorsqu’on se retrouve seul devant sa page blanche. Non, mais ça c’est moi, c’est l’effet Fleur Hana. (Votre correspondant est absent, veuillez le recontacter dans plusieurs décennies, merci).
En fait, nous avons chacune choisi notre personnage et une histoire a pris forme. On a eu parfois quelques désaccords, on a fait des compromis, mais dans l’ensemble cette écriture s’est faite dans l’osmose.
Nous sommes l’osmose, d’ailleurs.
C’est une question d’organisation, en fait. Et on a déjà vu qu’on l’était de plus en plus pour la suite. On pose le synopsis, tout en sachant que durant l’écriture on va digresser, c’est évident… Mais on sait grosso modo où on va. On se fait passer le fichier chacune notre tour. On n’hésite pas à aller corriger les dialogues de l’autre pour que ça colle vraiment à notre personnage. On a écrit chacune une héroïne, mais au final, tout le livre est une collaboration (enfin, sauf s’il est hyper mal reçu par les lectrices, là je retire tout ce que j’ai dit : c’est Jacinthe qui l’a écrit seule.)

Avez-vous l’intention de renouveler l’expérience ?

On n’a pas le choix, on a déjà annoncé le tome suivant. Je vais peut-être embaucher quelqu’un pour écrire à ma place, cela dit… Jaja n’y verra que du feu.
Je préfère ne rien dire.

Quels traits de caractère avez-vous en commun avec vos personnages ?

Pas son compte en banque, malheureusement. Cela dit, ce n’est pas un trait de caractère. Mais quand je relisais pour la 8753° fois notre manuscrit lors des corrections, je disais à Jacinthe justement que je trouvais qu’on avait mis beaucoup de nous, que ça ressortait, notre relation aussi… Mais j’étais sous Fervex à ce moment, alors allez savoir si c’est vrai ou si j’étais en train de planer. Et on ne peut pas dévoiler vraiment nos points communs, il faudrait ensuite qu’on vous tue (oui, je sais je sors cette blague 3 fois par jour, mais j’aime le comique de répétition).
Sa façon d’ingurgiter les chocolatines me ressemble assez.
Je dirai son sens de l’amitié. Enfin j’espère.
Non ?
Toujours pas.

Quelles folies nous réservent Summertime ? Et combien de tomes avez-vous prévus ?

4 tomes sont prévus pour la série Season Song. Il faut comprendre que ce premier tome, on peut le voir comme une sorte de préquelle. Ce n’est pas une romance, c’est une histoire d’amitié. Et de cette histoire, vont découler trois autres romans, qui eux seront des romances. Sans ce premier tome, la suite ne pourrait pas avoir lieu. C’est de là que tout est parti. Que ce soit dans l’histoire elle-même, ou dans la façon dont Jacinthe et moi avons envisagé ça. Quand on a posé le mot “fin” (qu’on n’a pas posé d’ailleurs techniquement, si ? Ou alors c’était pas moi je ne sais plus… en même temps on s’en fout un peu), bref quand on a posé le mot “fin”, on a réalisé que c’était tout le contraire. C’était le début. C’est beau ce que je dis, non ? Jaja tu prends des notes ?
Pardon je m’étais endormie.
Non, mais c’est exactement ça. Ce qui va se passer dans ce tome va construire les suivants. Cette série nous est venue dans son ensemble et il ne pouvait en être autrement.
Amen.

Diriez-vous que Lou-Anne et Sixtine vous ressemblent ?

Physiquement ? Complètement.
Quoi ?
Non ?
Les gens t’ont déjà vue en salon… tu prends vraiment nos lectrices pour des cruches. Mais sinon, j’ai un énorme complexe parce que j’ai toujours voulu être blonde platine et c’est pas possible. Donc je compense avec Six.
Tu penses que je compense avec Lou et son 1m75, ses yeux de chat et sa bouche à se damner ? À peine.
C’est pas faux.
Lou-Ann est peut-être mon fantasme, en fait.
Voilà, elles ressemblent surtout à nos fantasmes féminins.

Chez EDB, vous avez toujours de superbes couvertures originales et modernes à l’image de celle de Summertime, donnez-vous des instructions pour sa création ou laissez-vous libre cours au talent de votre graphiste Ali ?

Ali, on la fouette. Sinon elle traîne.
Avec Ali aussi, on est en osmose. Au final, la team EDB est une osmose géante.
Osmose, hein… pas partouze. Je vous vois déjà venir. Tout le monde n’a pas l’esprit aussi mal tourné…
On lui place les bases, les idées qu’on a, et elle arrive toujours à sublimer notre imagination. Pour nous, c’est primordial d’avoir des couvertures de qualité. C’est un respect envers les lecteurs et les auteurs qui ont décidé de nous faire confiance.
Sans Ali, EDB ne serait pas ce qu’il est, il faut le dire (Ali, comme convenu, tu me fais parvenir ton chèque directement, j’ai bien dit tout comme il fallait ?)
D’ailleurs, on a aussi Antoine, dit JJM, qui fait un travail de l’ombre remarquable en mettant en page nos publications et toute notre communication. (Une pensée émue pour Pacha, le chat de l’ombre, fidèle compagnon de JJM).
La qualité se veut aussi dans les moindres détails.

Dernière question, pouvez-vous nous révéler un secret « croustillant » sur votre coauteure ?

Jacinthe est fétichiste des orteils. (Surtout s’ils sont poilus).
Elle adore aller à la ligne.
Tout.
Le.
Temps.
Oui
j’avoue
c’est
ma
passion.
Fleur a un troisième téton vibrant. Comment penses-tu que je pourrais me produire dans ce cirque des curiosités sans ça ? Et elle se roule dans les points de suspension. Ils chatouillent, c’est pour ça…

Summertime de Jacinthe Nitouche & Fleur Hana

EXTRAIT 

— T’es barge !
— Tu radotes. Cap ou pas cap ?
Je ne lâcherai rien, je sais qu’elle en a envie, elle a juste une trouille monstrueuse. Et moi, pareil.
— Cap, putain ! Tu fais chier !
Elle ouvre Nina et on y range nos sacs. Je m’installe côté passager, je sais qu’elle préfère la conduire et j’aime bien jouer la copilote. Elle se met derrière le volant et me lance un regard qu’elle tente haineux, je pense.
— Ça s’ouvre, ce truc ? lui demandé-je en montrant le tissu du toit.
— Nina est une décapotable, Sixtine de Combes…
J’éclate de rire. Elle détache la toile et nous voilà effectivement dans une décapotable. Elle met le contact, et nous partons pour Barcelone.
— C’est con, on revient sur nos pas, on était juste à côté, me fait-elle remarquer.
Je lui montre le GPS sur mon téléphone, il nous indique trois heures de route.
— Avec Nina, on compte quoi, une heure de plus ?
— Vaut mieux, oui, je ne veux pas la pousser à son max, j’ai peur qu’elle nous claque entre les mains et on aura bien l’air connes, après.
— Tu regrettes d’être venue jusqu’ici ? lui demandé-je.
— Pas une seconde.
— Tu as un paquet d’infos à me donner sur ton faux rouquin et toi !
— Mon faux rouquin ?
— Ben ça dépend, il a des taches de rousseur sous la ceinture ?
Elle se marre.
Je grimpe sur mon siège et me faufile par l’ouverture avant de crier :
— Nous sommes les reines du monde !
— Descends, Leonardo, tu vas tomber et je ne ferai pas demi-tour pour te ramasser !

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L’embaumeur de Montmartre (Rose #1)
Les Bottes Rouges
Elle
Bora-Bora’s Bitches
Bora-Bora’s Bitches #2
Gode Save The Pine
(Bora-Bora’s Bitches Spin-off)

 

Merci infiniment à Fleur Hana & Jacinthe Nitouche
de nous avoir consacré une interview

Bas de page ITW Fleur & Jacinthe
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