L’ultime combat (Raptor, Tome 3) – Catherine Epfel

L'ultime combat (Raptor, Tome 3) - Catherine EpfelPour acheter ce livre via Amazon
Tu as tué. Tout le monde ne tue pas à 20 ans. Tu étais mauvais. Et la vie s’est vengée. Tu l’as mérité. Sa main tremble une fraction de seconde. Sur le fusil. Des gouttes de sueur. Viennent se noyer sur son front maculé. Rigolent lentement. Jusqu’entre les sourcils. La tête commence à douter. Il ne sait plus.
Kévin aux mains du Centre, Yann va devoir prendre la décision la plus difficile de sa vie. Pourra-t-il encore compter sur Max pour se libérer de ses chaînes, et surtout, parviendra-t-il à se délivrer de Raptor à jamais ?
Au plus profond de lui, son coeur devra se débattre avec ses démons, pour livrer l’ultime combat vers la rédemption et la liberté. Auront-ils, un jour enfin, le droit de s’aimer pour devenir les Anges de l’éternité ?

L’avis de Nine : 
On peut dire que je l’attendais avec impatience ce clap de fin, d’autant que la fin de l’opus précédent nous laissait en haleine. Catherine Epfel a fait un travail incroyable sur ses personnages principaux, ils sont plus démonstratifs, déterminés et prêts à réaliser leur rêve le plus fou : partir dans un pays lointain pour enfin vivre ensemble et en toute sécurité. Loin du Centre. Seulement, leur plan initial va être retardé et la route pour parvenir à ce doux mantra est pour le moins abrupte, sinueuse et quelquefois à sens unique… Raptor va en baver avant de renaître auprès de l’homme qu’il aime !

Ce troisième opus démarre précisément ou le précédent s’achève. Le Centre a enlevé Kevin pour faire plier Yann et surtout pour que Raptor rentre au bercail et reprenne du service. En échange de la sécurité de l’homme de sa vie et de ses filles, Yann se livre et renoue avec ses activités sous l’œil attentif et inquiet de Max, mais aussi sous l’œil ambitieux et aux méthodes critiquables de Henry, le big boss manipulateur. Le stratagème de Kévin et Yann est simple : l’un quitte la France dès à présent pour sortir des radars du Centre et l’autre obtempère jusqu’à ce qu’une fenêtre de tir soit possible pour se sauver et le rejoindre. Seulement la vigilance d’Henry et sa cruauté sans limites ne cessent de changer les règles et Max a bien du mal à contrer ses offensives pour protéger Yann.

Yan va voir rouge ! Va enfin se libérer de ses chaînes, non sans nombreuses séquelles psychologiques et perdra des êtres chers. Il va trouver un sas de décompression et un soutien sans faille auprès du père François dans l’église de Beurk, leur église. Et puis auprès de son sauveur, Kévin.

Pour nous immerger complètement, l’auteure use de flash-back qui servent à assembler les pièces du puzzle qu’elle a savamment distribuées dans les deux tomes précédents. On saisit les liens entre les protagonistes, leur rencontre, affinités, mais aussi le fonctionnement du Centre.

Il y a quelques petites fausses notes, par exemple la multitude de Je t’aime, mais ces trois petits mots définissent tout le courage et le cheminement de Yan. Il prend une autre dimension dans ce dernier opus, il s’affirme tout en faisant preuve d’une fragilité palpable. Kevin est son roc, celui qui l’ancre dans la réalité. Lorsqu’on regarde dans le rétroviseur, il est bien loin le jeune homme solitaire, un peu perdu, Yan a mûri et grandi grâce à cet amour absolu. Ou encore, la fin qui s’étire un peu comme si l’auteure n’arrivait pas à mettre le point final.

Catherine Epfel nous offre une conclusion poignante et intense. J’ai eu plusieurs fois la larme à l’œil devant l’amour sans réserve que les deux hommes se portent. Le rythme est bien dosé, on passe d’une course contre la montre, d’un combat violent, à une période d’apprentissage. Apprendre à vivre simplement, à s’émerveiller de la moindre chose, prendre le temps de chérir les gens aimés et oublier les années passées. Apprendre à vivre avec et aller de l’avant.

J’ai tourné la dernière page avec un pincement au cœur tellement je me suis investie dans leur histoire. J’ai appris à les aimer dans leurs non-dits, dans leur regard vert et bleu. J’ai appris à apprécier cette ponctuation et ce phrasé si particulier. J’ai eu du mal à les quitter.

Une trilogie atypique par son choix d’écriture qui raconte une histoire très belle entre deux hommes qui ont tissé un même destin.

Éd. Amalthée, juin 2016.

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