La Couleur de l’Enfer – Tan Hagmann

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Le mannequin danois Kris Jorgensen a désormais le vent en poupe, mais il est partagé entre deux désirs : vivre au grand jour avec l’homme qu’il aime et avoir des enfants. Son espoir de paternité n’est pas inaccessible car, pour des raisons d’image, son employeur l’a contraint à prendre épouse.
Comment faire pour aller au bout de ses rêves et concilier épanouissement personnel et réussite professionnelle ?

L’avis de Nine :
La plume de Tan Hagmann a ce magnétisme, cette intensité qui vous ramène dans cette histoire en quelques mots. Cela faisait pourtant un petit moment que j’avais lu l’opus précédent, mais dès les premières lignes, je me suis retrouvée de nouveau happée par Kristian Jorgensen, le mannequin charismatique, et Andréa de Royer, le musicien de génie.

Les deux hommes filent le parfait amour et leur désir est toujours aussi puissant depuis leur escapade en Nouvelle-Calédonie. Mais leur liaison reste secrète en raison du mariage de Christian avec Aude pour sauver les apparences. Malgré cela, ils se perdent dans cette bulle de passion qui les engloutit littéralement sans vraiment se préoccuper des conséquences que leur idylle soit connue de tous, y compris par la famille d’Andréa.

Il est question d’émancipation, de se perdre corps et âme dans l’autre, de pouvoir ne respirer et ne vivre qu’à travers l’autre jusqu’à ce que la vie vous rattrape et vous file un coup de poing dans le ventre. Alors les vieux démons prennent les reines et vous projettent violemment dans les mêmes schémas des années précédentes, dans les mêmes travers où le plaisir côtoie la soumission et seule l’envie de se perdre vous anime. L’amour est-il plus fort que tout ? Sûrement, mais les émotions sont mises à mal.

Dans cette suite, Tan Hagmann nous propose une immersion totale dans ce couple, le tâtonnement de l’un et de l’autre pour trouver sa place, les limites à ne pas dépasser… afin de ne surtout pas revivre des moments douloureux. Les envies de demain divergent, les œillères sont difficiles à ôter. À l’image du titre que l’auteure a choisi, Kristian et Andréa vont vivre une multitude de couleurs passant des plus éclatantes ou plus sombres. Et une fois de plus, le chemin est ardu pour atteindre le halo doré. Les personnages nous dévoilent une autre facette, plus profonde et réelle. Le lecteur ressent l’étendue de leur attachement, mais aussi combien le fil est mince et le chemin tortueux pour vivre pleinement cette passion dévastatrice. Le rythme est dosé parfaitement entre moments doux, volubiles et obscurs.

Je suis vraiment séduite par la plume de l’auteure, elle réussit à nous plonger dans les ténèbres avec ce phrasé poétique et sans concession. C’est parfois déstabilisant tant de beauté dans la noirceur. J’ai l’impression que Tan Hagmann ne nous a pas tout dit sur l’histoire de Kristian et Andréa. Aussi je serais plus que ravie de lire la suite de leur amour. Après tout, ils sont jeunes et les évènements qu’ils vivent ne peuvent que renforcer leurs sentiments.

Éd. Textes Gais, mars 2016.

Lien vers le #1 : Bi Live In Me
Lien vers le #3 : Les enfants du silence

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