Les enfants du silence – Tan Hagmann

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— Mais tu es sûr de le pouvoir ? De pouvoir t’occuper d’un enfant ?
— J’en suis absolument certain ! lui certifia Kristian. Du moins si, toi, tu es toujours prêt à t’occuper de moi…
Il sentit Déa se crisper, et ses muscles, sous sa peau, jouer avec nervosité. Kristian se retourna pour l’embrasser mais Andréa l’esquiva. C’était pour ce dernier très clair, il n’était pas question que qui que ce fût vînt lui disputer l’amour de sa muse !

L’avis de Nine:
Si je devais décrire en quelques mots cette série, je dirais que Bi Live in me était les préliminaires, La couleur de l’enfer, une étreinte passionnée et sauvage et Les enfants du silence le temps de la maturité et d’un amour inconditionnel apaisé. Cet opus est l’étape nécessaire à la construction d’un avenir en commun. Il met un terme divinement bien à cette trilogie en nous livrant quelques drames et beaucoup de joie.

Tan Hagmann nous malmène en taraudant ses deux personnages, en nous faisant croire qu’ils ne vont pas dans la même direction, qu’ils hésitent de trop ou baissent les bras. Alors qu’en réalité, ils souhaitent, avant de se jeter à corps perdu dans cet amour parfois destructeur, mais instinctif, faire face à leurs peurs, les vaincre et se dévêtir de ces chaînes qui les empêchent d’avancer. Pour Andrea, l’heure de la vengeance a sonné ! Et pour Kristian, il n’est plus question de se perdre dans la douleur, il veut vivre avec Andrea et avoir cet enfant qu’il appelle tant. Leur relation est en dents de scie tantôt au zénith où plus rien n’existe à part eux, et tantôt dans le noir absolu. Mais l’amour entre Kristian et Andrea est si puissant que la voie de la réconciliation et de la raison est toujours la plus forte.

J’aime vraiment beaucoup la plume de Tan Hagmann, ce n’est pas un secret. Pourtant avec cet opus, elle a réussi à me la faire apprécier encore plus. Il y a une poésie dans ses mots, ses phrases, une musicalité et puis cette manière de nous parler du lâcher-prise avec réalisme. Je ne m’attendais pas à ce dénouement que je trouve un peu facile, mais ces deux personnages en ont vraiment bavé, alors on s’en fiche un peu.

On ferme cette trilogie en ayant l’impression que l’auteure a su utiliser avec aisance toute la palette de sentiments et de sensations à notre portée. Après le chaos, la lumière et nous en prenons plein les yeux. Une auteure française à découvrir et suivre !

Éd. Textes Gais, janvier 2017.

Lien vers le #1 : Bi Live In Me
Lien vers le #2 : La Couleur de l’Enfer

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