A l’occasion de la ré-édition de sa trilogie « Secret Défense d’aimer » aux éditions Hugo Roman, nous avons eu le plaisir de poser quelques questions à Axelle Auclair… Le moyen d’en apprendre plus sur cette auteure et ses hommes de papier qui ont conquis plus d’un cœur de lectrices.

Pouvez-vous vous présenter pour ceux qui ne vous connaissent pas, et nous parler de votre parcours ?
Ma bio répondra très bien à ma place :
Parisienne d’origine, Bretonne de cœur, je vis à Toulouse, fief de mon mari.
Après dix années à porter l’uniforme dans l’armée de Terre, j’ai remisé les rangers pour un métier plus en accord avec la vie de famille.
L’écriture est un défouloir pour mon imagination fertile et un véritable plaisir. De nature joyeuse, l’humour tient une part importante dans chacune de mes histoires.
Mon premier roman édité est « SECRET DÉFENSE d’aimer ». Il est particulier, car il reprend beaucoup de mon expérience personnelle dans l’armée.

Qu’est ce qui vous a décidé pour écrire votre trilogie “Secret défense d’aimer” ? Vous attendiez vous à un tel succès ?
C’est l’envie de raconter une histoire un peu déjantée avec toutes les aventures folles que j’ai vécues moi-même. Ma famille me disait toujours qu’avec mes péripéties, il y avait matière à écrire un livre. Il aura fait trois tomes. Et encore, il me reste de l’expérience sous le pied, notamment mes années en régiment. Ce sera sûrement l’objet d’une autre histoire.
Pour le succès, non, je ne m’y attendais absolument pas. Quand j’ai commencé à l’écrire, je l’ai montrée à mes bêtas en leur disant que c’était un projet un peu fou. Je m’attendais réellement à ce qu’elles n’adhèrent pas et me disent de passer à autre chose. Je pensais tout ça trop spécial pour plaire. Il y avait dix chapitres seulement et elles m’ont toutes répondu : Fonce !

Une question que tout le monde se pose, avez-vous côtoyé des hommes comme Condor et ces acolytes dans votre milieu professionnel ?
Pendant ma période au Ministère, oui, j’ai côtoyé toute sorte de militaires, donc certains de services spéciaux.
Pour le cas Condor, comme je le dis à la fin du livre : presque.
En fait, Condor est un mélange de trois hommes qui m’ont marquée. Le commandant irascible, j’ai eu, c’était parfois horrible. Le collègue et conjoint qui faisait un métier très spécial, partant n’importe quand, on ne sait où et revenant on ne sait pas quand, tout ça sous silence radio total, j’ai eu aussi.
En dernier, l’homme solide et fiable, qui n’a aucun tact, dit les choses comme il les pense, c’est celui que j’ai épousé.

Votre carrière militaire a sans doute inspiré l’écriture de “Secret défense d’aimer”. Votre entourage a-t-il inspiré vos autres livres ?
Oui, il y a toujours de l’expérience personnelle dans mes histoires. Pas toujours dans les événements, mais dans les comportements. Dans Sublimes Cicatrices, le père de l’héroïne, cet homme extraordinaire, c’est le mien. Dans tous mes livres, l’héroïne a mon grain de folie, j’y tiens.

Est-il facile pour vous de trouver l’inspiration, les personnages (leurs histoires) se bousculent-ils dans votre tête ?
Oh oui, rien qu’en me plongeant dans mes souvenirs, ça fuse plus vite que je n’arrive à les taper (et je tape vite). Je dois noter, trier, pour les associer dans la bonne histoire.

L’humour est-il pour vous une manière de désamorcer une situation pesante ou juste une part de votre personnalité ?
L’humour a toujours fait partie de moi, inculqué par ma famille très tôt. On aime se moquer de ceux qu’on aime, de la vie, de nos déboires. Avec le sourire, beaucoup de choses passent bien plus facilement.
Mais là où j’ai pu vraiment le déployer, cet humour parfois pourri, c’est dans l’armée. Quand on est trempée, crevée après des nuits froides sur le terrain et des jours de marche sous la flotte, avec son paquetage qui pèse un âne mort, et qu’en ultime bonheur, on se gamelle dans une flaque de boue alors qu’on n’a plus de vêtement sec, il vaut mieux en rire (et vite faire du feu).

Qu’est ce qui détermine votre choix d’écrire un ou plusieurs tomes ?
Uniquement la longueur de l’histoire. Je n’aime pas trop les pavés, alors je découpe.

Pourquoi avoir choisi d’éditer “Secret défense d’aimer” chez un éditeur ?
C’est surtout mon éditrice, Sylvie, qui m’a donné envie de travailler avec elle. Le contact était bon, les pensées se rejoignaient, alors je lui ai totalement fait confiance. Et je ne regrette pas du tout, elle m’a beaucoup appris.

Qu’attendez vous de votre nouvelle carrière d’auteure ?
J’écris pour me faire plaisir, pour m’amuser et me défouler. Si cela permet à d’autres de rire et de s’évader, alors c’est tout ce que je demande.

La vie d’auteure influence t-elle votre vie de famille ? Comment voit-elle votre nouvelle carrière ?
Aucunement, si ce n’est que mon mari s’implique dans l’écriture de mes textes. Il relit, critique (avec son tact légendaire), remanie parfois aussi (et sans pincettes non plus).

Avez-vous eu des avis farfelus sur un de vos livres ?
Oui, comme tout le monde. Je crois qu’il faut s’y faire, c’est comme ça. Le dernier en date, sur zonzon, c’est une personne qui est mécontente parce qu’elle n’a pas reçu la bonne taille… de robe. Les joies des plateformes.

Acceptez vous facilement la critique (constructive ou non) ?
Très si c’est constructif et j’en tiens toujours compte, c’est important pour progresser. En revanche, si un lecteur est mécontent par les choix pris, aurait souhaité que l’héroïne fasse ci ou ça, là, j’entends, mais je n’en tiens pas compte. C’est mon histoire, je l’ai voulue ainsi. Pour les commentaires inutilement méchants… je vais parler militaire : ça fait mal au cul. Mais il faut passer outre.

Envisagez vous d’écrire un livre à 4 mains ? Si vous deviez le faire qui serait votre acolyte préférée ?
J’ai ce projet, oui. Avec ma copine auteure Loraline Bradern, nous avons déjà le fil de l’histoire, mais malheureusement pas le temps de nous y coller pour l’instant.

Si vous deviez décrire en 3 mots chacune de vos séries pour donner envie aux lecteurs de vous lire, quels seraient-ils ?
SECRET DÉFENSE d’aimer : Humour – Fraternité – Amour(s)
Frissons d’enfer : Humour – Amour – Drame
Sublimes cicatrices : Humour – Confiance – Famille

Pouvez-vous nous parler de vos futurs projets ?
J’écris actuellement une nouvelle histoire, dans le monde militaire, mais plutôt spéciale. Amour, bien sûr, humour, obligatoirement, mais pas mal d’action, de la vraie, et du dépaysement.

Quelle genre de lectrice êtes vous ?
Plutôt bon public, mais particulièrement fan de polars.

Quelle est votre lecture doudou ? Votre livre préféré ? Celui que vous détestez ?
Mon doudou : Clair Obscur de Lily Haime.
Non que j’ai détesté, mais pas réussi à terminer (à cause de l’ambiance) : Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinant Céline.

Merci à Axelle Auclair et à son éditrice S.Gand
de nous avoir permis de réaliser cet entretien – Février
2020

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